Egypte

Introduction et démographie : (populationsdumonde.com)

L’Égypte  (en arabe : مصر / miṣr ; en arabe égyptien : مصر / maṣr [masˤɾ]), en forme longue la république arabe d’Égypte (en arabe : جمهورية مصر العربية?)3, est un pays se trouvant en Afrique du Nord-Est et, pour la péninsule du Sinaï, en Asie de l’Ouest. Située sur la côte sud de la Méditerranée orientale, le bassin Levantin, l’actuelle Égypte occupe l’espace géographique qui fut autrefois celui de l’Égypte antique.

Avec plus de 100 millions d’habitants en 2017, l’Égypte est le troisième pays le plus peuplé d’Afrique derrière le Nigeria et l’Éthiopie. En très forte croissance, sa population a été multipliée par quatre en soixante ans.

Sa capitale est Le Caire et sa monnaie la livre égyptienne. La langue officielle du pays est l’arabe, utilisée dans tous les documents et dans l’éducation. Par contre, la langue parléehttp://aa est l’arabe égyptien (arabe dialectal). Le siwi — tamazight (berbère) de l’ouest du pays — est parlé à Siwa. Le copte, n’est utilisé que comme langue liturgique des chrétiens d’Égypte. Le nubien est parlé par les habitants de Haute-Égypte, dans la province d’Assouan, une région communément appelée Nubie.

Population: 99 413 317 (Banque Mondiale, 2018)

Indice de développement humain (IDH 2017): 0.700

Structure des âges:

population jeune (24 ans âge médian) avec un taux de fécondité de  3,26 enfants par femme en 2016 et un taux de croissance de la population de 1,9 % (2017)

Population urbaine : 55,27% du total de la population (2018)

Taux d’urbanisation: 1,936% annuel (est. 2010-15)

Villes principales (2008) :

Langue(s): 

La grande majorité des Égyptiens (environ 95 %) se réclament de l’islam sunnite, introduit en Égypte en 642. L’autorité sunnite suprême est le sheikh de la mosquée Al-Azhar.

Les chrétiens, essentiellement coptes, forment la principale minorité religieuse (environ 5 %). Les Coptes disent cependant représenter environ 20 % de la population, avec une forte représentation dans les régions de Haute-Égypte (Beni Suef, El Minya, Assiout, Sohag, Qena, Louxor). Avant l’arrivée de l’islam au viie siècle, le christianisme était la religion prédominante dans le pays, l’un des premiers à avoir embrassé cette nouvelle foi. La majorité des chrétiens en Égypte sont de rite copte-orthodoxe, une minorité est copte-catholique (issus d’une scission et d’un rattachement à Rome au xixe siècle, patriarche actuel Antonios Naguib), quelques dizaines de milliers de coptes-protestants.Enfin, il existe aussi encore quelques milliers de chrétiens levantins d’origine syrienne et libanaise, de rite grec-catholique, grec-orthodoxe ou maronite, appelés Shawam Masr/Syro-Libanais d’Égypte, ainsi qu’une minorité arménienne (orthodoxe et catholique). Ce sont en fait les restes de communautés levantines qui furent bien plus importantes en nombre. Installées aux xviiie et xixe siècles en Égypte, elles ont joué un rôle économique et culturel important jusqu’à ce que leur nombre décroisse fortement après la révolution de 1952, et en particulier avec la mise en place du régime nassérien et les lois de nationalisation de 1961.

Les Coptes sont la résultante d’une scission de l’Église orthodoxe d’Orient. Longtemps voués à la vie monastique, ils constituent aujourd’hui une élite cultivée (dont le représentant le plus connu est l’ancien secrétaire général des Nations unies, Boutros Boutros-Ghali) et une minorité économiquement puissante. Leur marginalisation en Égypte a poussé 1,5 million de chrétiens à émigrer aux États-Unis, en Europe et en Australie. En effet, les coptes sont actuellement persécutés et font l’objet souvent de vexations émanant de musulmans. Ils sont considérés comme des citoyens de seconde catégorie, ne peuvent construire d’églises sans d’interminables tracasseries des autorités. Les coptes sont victimes d’injustices et de graves discriminations au quotidien allant jusqu’à des attentats sur leurs églises, comme celui perpétré contre l’église Copte d’Alexandrie le 1er janvier 2011, entre autres, qui a fait plus de 30 morts et des dizaines de blessés. Les chiffonniers du Caire, principalement chrétiens, vivent dans des conditions de misère très dures. En effet, depuis le massacre de leurs porcs qui les aidaient à se débarrasser des ordures, ils vivent tant bien que mal en vidant les poubelles du Caire. L’abattage de leurs cochons a été décidé lors de la pandémie de grippe A en 2009, appelée à tort à ses débuts, « grippe porcine ». Les autorités sont soupçonnées d’avoir cédé aux demandes des islamistes de se débarrasser de cet animal considéré comme impur dans la religion musulmane. Les autorités égyptiennes avaient fait de même avec les élevages de poulets en 2004 lors de la pandémie de grippe aviaire. Depuis la chute du président Moubarak, la situation et les persécutions à l’encontre des Coptes se sont aggravés.

Une petite minorité chiite vit en Égypte, mais son nombre est mal connu car l’État égyptien ne reconnait pas cette religion. Les Chiites représenteraient moins de 1 % des musulmans égyptiens. Ils sont surtout présents à Alexandrie.

Les baha’is égyptiens, dont le nombre est estimé à environ 10 000 personnes, ont obtenu définitivement le 19 mars 2009, après une très longue procédure judiciaire, le droit de laisser libre la case mentionnant la religion sur leurs cartes d’identités et leurs certificats de naissance.

Les différentes communautés juives vivant dans ce pays à toutes les époques ont subi des persécutions plus ou moins importantes au cours du temps (sous Trajan à l’époque romaine) et préférèrent quitter l’Égypte entre 1956 et 1967 (au plus fort des tensions israélo-arabes). La communauté est alors passée de 80 000 personnes dans les années 1940 à quelques dizaines en 2010.

La langue officielle de l’Égypte est l’arabe standard moderne. Le dialecte égyptien ressemble à l’arabe classique, malgré quelques différences de prononciation de quelques lettres et la vocalisation de certains mots qui changent selon les provinces et les villages. Langue internationale par excellence, c’est l’anglais qui, en tant que langue étrangère, exerce le plus d’influence (école, administration) en Égypte aujourd’hui, mais le français y a été longtemps la langue de la bourgeoisie et de la justice internationale. Aujourd’hui l’influence du français a diminué, même si l’élargissement du caractère francophile de l’Égypte a pris de l’expansion ces dernières années.

Taux d’alphabétisation :

Etat politique :

Les chrétiens, qui représentent environ 15 % de la population, ne sont presque pas représentés dans l’administration ou la politique.

Le pouvoir exécutif est détenu par le président de la république. Depuis 1981, Hosni Moubarak occupait le poste de président, réélu lors d’un référendum tous les six ans. En 2005, l’élection pour la présidence fut pour la première fois ouverte à d’autres candidats. Le pouvoir législatif appartient à l’assemblée du Peuple (membres élus pour une durée de cinq ans au suffrage universel). Enfin, une assemblée consultative, appelée la Choura, est consultée par le président de la République et l’Assemblée du Peuple sur les décisions politiques. Cette assemblée est composée de 265 membres dont deux tiers sont élus, et un tiers nommé par le président de la République. Le président Hosni Moubarak a démissionné de son poste le 11 février 2011 à la suite des protestations du peuple égyptien. Après l’élection d’un candidat des Frères musulmans, Mohammed Morsi, à la tête de l’État égyptien pendant un an, le maréchal Al-Sissi exerce la fonction suprême depuis 2014.

Cadre macro économique

  • PIB :                                               
  • PIB par habitant :
  • Taux de croissance
  • Taux d(inflation
  • 235,4  milliards US$ (2017)
  • 2412,73 $/hab. (2017)
  • 4,2% (2017)
  • 15,8% (2019)

Le pays est en proie à de grandes difficultés économiques, malgré les ressources en pétrole et surtout en gaz naturel. La pauvreté y est croissante. Autrefois essentiellement agraire, l’économie égyptienne tente désormais de se diversifier vers des domaines comme le tourisme ou l’industrie. Les principaux partenaires économiques de l’Égypte étaient en 2004 les États-Unis, l’Union européenne, la Chine, l’Inde, le Pakistan et le Japon. Les principales ressources économiques de l’Égypte sont le pétrole et le gaz naturel, les revenus issus du canal de Suez, le tourisme, les métaux et l’agriculture (surtout le coton). Le pays est au palmarès des huit premiers producteurs de coton d’Afrique de l’est, du sud et du nord au milieu des années 2010.

Première ressource en devises de l’Égypte et l’un de ses principaux secteurs d’activités, le tourisme qui représentait 11 % du PIB avant 2011 a fortement baissé avec les attentats djihadistes. Le pays dépend également en grande partie de l’aide internationale. Parmi ses points faibles se trouve sa production agricole, il était ainsi deuxième au palmarès des importateurs mondiaux de céréales au milieu des années 2010.

Le régime du maréchal Abdel Fattah al-Sissi s’oriente vers une politique d’austérité consistant notamment à réduire les subventions à l’énergie et à l’électricité, à imposer une TVA et à augmenter le prix des billets du métro du Caire. Cette forme d’imposition régressive fait peser une charge plus lourde sur les classes populaires et moyennes qu’auparavant ; au contraire, l’impôt sur le revenu des sociétés a diminué. Un nouveau plan d’austérité est adopté en novembre 2018 et se traduit en particulier par le gel des salaires des fonctionnaires. Le nombre de bénéficiaires des subventions pour l’alimentation a reculé de 3 millions suite à ces réformes

La dette atteint un niveau record en juin 2018 (92,64 milliards de dollars), ce qui représente une augmentation de 17 % en une seule année. La dette est en particulier la conséquence du poids du budget militaire. (les importations d’armes ont augmenté de 215 % en 2013-2017 par rapport à 2008-2012) et du paiement des intérêts, qui ont atteint 31 % du budget annuel pour l’exercice 2016-2017, et 38 % en 2018. En revanche, les investissements en matières d’éducation, de santé et d’infrastructure sont insuffisants. Environ 60 % de la population égyptienne vit dans la pauvreté ou la précarité selon un rapport publié par la Banque mondiale en avril 2019. Les conditions de vie générales tendent à se détériorer.

Plus de 32 % des Égyptiens vivent dans la pauvreté en 2019 selon les statistiques officielles (moins de 1,7 euro par jour), soit plus de 30 millions de personnes. La pauvreté a progressé de plus de 11 % dans les plus grandes villes du pays (Le Caire, Alexandrie, Port-Saïd, Suez). La moitié la plus pauvre de la population ne bénéficie que de 17 à 18 % du PIB.

Doing Business

Monnaie :  La monnaie nationale est le Livre Egyptienne EG

  • 1 EUR = 17,6248 EGP
  • 1 USD = 3 708,22 EGP

Le Digital les Chiffres clés à retenir

Bibiographie :

https://www.indexmundi.com/fr/egypte/repartition_par_age.html

https://donnees.banquemondiale.org/indicator/SP.URB.GROW https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_de_villes_d%27%C3%89gypte

https://donnees.banquemondiale.org/indicator/SP.URB.GROW?locations=UG

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_taux_d%27alphab%C3%A9tisation

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89gypte#%C3%89conomie

Banque mondiale

http://perspective.usherbrook

http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/tend/MAR/fr/SP.URB.TOTL.IN.ZS.html

Taux d’alphabétisation

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_pays_par_taux_d%27alphab%C3%A9tisation

Toutes les régions