Ghana

Introduction et démographie : (populationsdumonde.com)

Le Ghana, en forme longue la République du Ghana, est un pays d’Afrique occidentale qui couvre une superficie de 238 540 km². Le pays est situé au bord du Golfe de Guinée. Les pays limitrophes du Ghana sont la Côte d’Ivoire à l’ouest, le Burkina Faso au nord et le Togo à l’est. Sa capitale est la ville d’Accra et ses habitants sont les Ghanéens. Le pays fait partie de la CEDEAO.

La capitale officielle du Ghana est Accra.

La langue officielle est l’anglais, la langue d’origine véhiculaire est le twi et la monnaie le cédi (GHS). Cependant le Ghana est déjà membre observateur de l’Organisation internationale de la francophonie et accorde lui aussi une place toujours plus importante au français.

Le Ghana fait partie du Commonwealth. Le 28 décembre 2008, au terme d’une élection présidentielle très disputée et unanimement saluée pour son caractère démocratique rarissime sur le continent, c’est John Atta-Mills qui devient le nouveau président du pays. La passation de pouvoir s’est déroulée le 7 janvier 2009. À la suite du décès du Président en exercice le 24 juillet 2012, le vice-président John Dramani Mahama lui succède à la tête de l’État. En 2016,  Nana Akufo-Addo remporrte les éléctions contre le président sortant John Dramani Mahama.

Population:

  • 29 340 248 (2020)
  • 51% femmes,
  • 49% hommes

Indice de développement humain (IDH 2016): 0,579 (135°)

Structure des âges:

population jeune (20,8 ans âge médian) avec   un taux de fécondité de 4,09 enfants par femme et un taux de croissance de la population de 2,19%

Villes principales (2012) :

Population urbaine : 51% du total de la population (2011)

Taux d’urbanisation: 3,5% annuel (est. 2010-15)

Plus de 5% de la population pratique les religions traditionnelles. La population chrétienne ghanéenne à caractère prédominant compte des catholiques, des anglicans, des méthodistes et des presbytériens ainsi que des religions syncrétiques. Elle se concentre dans la région côtière. En revanche, la population musulmane vie essentiellement dans le Nord du pays.
71,2%  Christian (pentecôtiste / charismatique 28,3%, 18,4% protestants, 13,1% catholiques, 11,4% restants), 17,6% musulman, 5,2% traditionnelle, 0,8% d’autres, 5,2%  aucun.

Langue(s): 

Selon le recensement ghanéen de 2010, le Ghana compte 67,1 % d’anglophones dans sa population16. Ce chiffre comprend les personnes sachant lire et écrire l’anglais, ce qui montre que la population du Ghana a globalement une bonne connaissance de cette langue occidentale. L’asante twi, l’une des principales langues nationales, est, quant à elle, parlée entre 16 et 47,5 % de la population17. Il existe par ailleurs neuf langues nationales ainsi que 81 langues africaines au Ghana selon SIL International.

Le Ghana est en outre un État anglophone « enclavé » entre des États francophones (Côte d’Ivoire, Burkina Faso, Togo) et entretient de ce fait de nombreuses relations avec ceux-ci, d’où la volonté des autorités depuis ces dernières années de faire connaître le français aux Ghanéens.

Le Ghana est un État associé de l’Organisation internationale de la francophonie.

Taux d’alphabétisation :

Etat politique : Situation politique stable et climat des affaires relativement favorable

Le Ghana accède à l’indépendance en 1957. Kwame N’Krumah en devient président jusqu’à son renversement en 1966. Après une période d’instabilité, Jerry Rawlings prend le pouvoir en 1981. Il instaure peu à peu la démocratie. Une constitution inspirée du modèle américain est adoptée en 1992. Réélu en 1996, J. Rawlings renonce, conformément à la constitution, à briguer un troisième mandat en 2000. Opposé à John Atta Mills du National Democratic Congress (NDC) de J. Rawlings, John Kufuor du New Patriotic Party (NPP) est élu président en décembre 2000.

En décembre 2004, le président Kufuor est réélu dès le premier tour avec 52,45% des voix pour un second mandat. Les élections présidentielles et législatives de décembre 2008 confirment l’ancrage démocratique du Ghana. L’élection présidentielle doit désigner un successeur au président Kufuor qui, en vertu de la Constitution, ne peut plus se représenter. Le taux de participation est important (de l’ordre de 70%) et les observateurs saluent globalement la bonne tenue du scrutin. A l’issue du second tour organisé le 28 décembre 2008, John Atta-Mills obtient 50,23% des suffrages contre 49,77% à Nana Akufo-Addo (NPP), soit la marge la plus étroite de l’histoire africaine. Le NDC atteint de justesse la majorité absolue de 116 sièges.

John Atta-Mills est investi le 7 janvier 2009 et s’installe aux affaires dont son parti était absent depuis 2001. Le sujet de la corruption reste au centre des débats politiques et l’administration déclenche plusieurs enquêtes sur des cas de corruption imputés à certains responsables de l’ancien parti au pouvoir. L’ancien Président Rawlings reste très présent dans le jeu politique. D’abord ébranlée et divisée par sa défaite, l’opposition tente de refaire progressivement son unité. Nana Akufo-Addo remporte largement les primaires du NPP pour l’élection présidentielle de 2012 (78% des voix contre 20% à son principal concurrent Alan Kyerematen). Le Président Mills procède en janvier 2010, ainsi qu’en février 2011 à des remaniements ministériels.

Le décès soudain du Président Mills le 24 juillet 2012, candidat à sa propre succession, ouvre une période d’intérim jusqu’à la présidentielle de décembre 2012 et change la donne.

Conformément à la constitution, le vice-président John Dramani Mahama prête serment en tant que nouveau chef de l’Etat dans le calme, confirmant ainsi la normalité démocratique dans ce pays. Il nomme le gouverneur de la Banque du Ghana, Kwesi Bekoe Amissah-Arthur, vice-président du pays. Le congrès extraordinaire du parti majoritaire NDC se réunit le 30 août et, une écrasante majorité (99,5% des voix) ratifie la décision de ses instances dirigeantes de désigner le nouveau président du Ghana, John Mahama, comme candidat du parti aux présidentielles du 7 décembre 2012.

John Dramani Mahama est déclaré vainqueur de la présidentielle par la commission électorale avec 50,70% des suffrages, contre 47,74% des voix pour son adversaire, M. Akufo-Addo, provoquant la saisine par celui-ci de la Cour suprême.

Le verdict intervient le 29 août 2013. La Cour suprême du Ghana confirme, après huit mois de procès, la victoire du Président John Mahama aux élections présidentielles de décembre 2012. Le pays, qui accueille cette décision dans le calme confirme ainsi sa remarquable trajectoire démocratique et crée les conditions d’une forme d’exemplarité sur le continent africain.

Depuis 2017, Nana Akufo-Addo est président de la République Le Ghana accompli ainsi sa sixième transition politique dans les formes constitutionnelles depuis l’institution de sa 4ème République en 1992, et fait figure de pôle de stabilité dans une sous-région instable

Cadre macro économique

  • PIB :                                               
  • PIB par habitant :
  • Taux de croissance
  • Taux d(inflation
  • 36,4 milliards US$ (2015)         
  •  4300 US$/hab (2015)
  •  3,5% (2015)
  • 17.2 % (2015

Sur le plan macroéconomique, le pays enregistre depuis le début des années 2000 des résultats économiques et financiers positifs, principalement marqués par une croissance économique soutenue et stable (5% par an en moyenne depuis 2000, exception faite de l’année 2009 marquée par la crise économique mondiale : 4,7%).

La découverte de ressources pétrolières offshore significatives, dans la région ouest (Cape three point) a été annoncé en 2007 par Tullow Oil et Kosmos Energy. La production a commencé le 17 décembre 2010, et le pays produit 110 kbbl/j en 2015, ce qui fait du Ghana un pays exportateur de pétrole. La compagnie pétrolière nationale est la Ghana National Petroleum Corporation.

Une centrale solaire privée, la Nzema Solar Power Station (en) d’une puissance de 150 Mw, doit entrer en service début 2019.

L’économie du Ghana reste cependant dépendante du secteur agricole (60% de la population active), centré sur le cacao, avec une production en essor (703 000 tonnes, +10,8%, 2ème rang mondial). Le secteur secondaire est dominé par les industries d’extraction (12% du PIB) : or (2ème producteur africain) et, dans une moindre mesure, diamant, manganèse, bauxite.

L’industrie manufacturière (10% du PIB) reste faible bien que citée comme priorité nationale. Les services sont tirés par les activités commerciales de réexportation et par le tourisme. L’apport de la puissante diaspora, évalué entre 2 et 4 milliards de dollars constitue également une ressource financière importante. Le Ghana dispose donc de vrais atouts en vue d’atteindre ses objectifs de développement à moyen terme.

En dépit de cette toile de fonds favorable, le nouveau Président a hérité d’une situation économique délicate et des déséquilibres sont récemment apparus (déficits budgétaire et fiscal à hauteur de 12% contre moins de 7% initialement prévus ; déficit de la balance des paiements ; inflation à 10% ; gonflement préoccupant de la masse salariale de la Fonction publique).

Le Ghana a été le pays enregistrant la plus forte croissance économique de toute la planète en 2011. Le PIB national a largement progressé en cette seule année (+ 17 %). Ainsi, depuis les années 2000, le Ghana détient, avec la Chine et le Cambodge, les plus hauts taux de croissance du PIB national. Ce sont parmi les seuls à dépasser la barre des 10 % de croissance annuelle autour de 2005.

Doing Business

Monnaie :  La monnaie nationale est le Cédi (GHS)

  •      1 EUR = 2,4 GHS
  •      1 USD = 5,385 GHS

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