Cameroun

Introduction et démographie : (populationsdumonde.com)

Le Cameroun, en forme longue, la République du Cameroun, est un pays d’Afrique Centrale Sub-Saharienne, qui couvre une superficie de 475 442 km². Le Cameroun compte 20 millions d’habitants en 2013. Il a comme voisins : le Nigeria à l’ouest, le Tchad au nord, la République centrafricaine à l’est, le Gabon, la Guinée équatoriale et la République du Congo au sud et le golfe de Guinée au sud-ouest.

La capitale officielle est Yaoundé, tandis que Douala est la capitale économique.

Le Cameroun a comme langues officielles le français et l’anglais, ainsi que 24 langues africaines principales (pidgin english, éwondo, peul, haoussa, gbaya, bulu, bamoun, baka, mboum, éfik, tupuri …). En outre, le Cameroun compte 240 ethnies, réparties en trois grands groupes (Bantous, Semi-Bantous, Soudanais)

La monnaie courante camerounaise est le franc CFA.

Le Cameroun est un pays membre de la zone CEMAC.

Le régime politique du Cameroun est de type présidentiel. Le pays est sous la régie du président de la République Paul Biya depuis 1982 (réélu en 1984, 1988, 1992, 1997, 2004, 2011, et 2018). Par ailleurs, ce régime est désigné comme étant démocrate dans la mesure où le système politique du Cameroun s’apparente plus à une démocratie procédurale.

Population: 27 744 989 (2020)

Indice de développement humain (IDH 2011): 0,590 (179°)

Structure des âges:

population très jeune (18.3 ans âge médium) avec un taux de fécondité de 3.66 % de naissances  par habitants

Villes principales (2012) :

Population urbaine: 56,7% du total de la population (2018)
Taux d’urbanisation: 3,23% annuel (est. 2010-15)

En ce qui a trait aux confessions religieuses, le Cameroun est considéré comme un état laïc qui regroupe 3 religions principales. L’animisme cède la place aux religions universalistes. Par ailleurs, le christianisme représente une part significative de la population, plus particulièrement dans le sud du pays où  les missionnaires ont amené un christianisme pratique consubstantiel de l’idée de développement total de l’homme.  En outre, l’Islam aussi à caractère prédominant,  a introduit dans le nord du Cameroun une paix civile.

  • 69,3% chrétiens (dont 38,4%catholiques  et 26,3% protestants), 20,9 % musulmans, 5,6 % animistes, 4,2% autres 

Langue(s): 

Français 78%, Anglais 22%

Taux d’alphabétisation :

Etat politique : Démocratie stable

Le Cameroun est une république de type présidentiel. Le pouvoir est concentré entre les mains du président de la République reconnu par la constitution comme celui qui « définit la politique de la nation » (Titre II, Chapitre 1, article 5, alinéa 220).

Le pouvoir législatif est exercé par deux chambres, une Assemblée nationale (où on compte 180 députés) et un Sénat (composé de 100 sénateurs), le Sénat est mis en place depuis le 14 mai 2013.

On désigne souvent le régime comme étant une « démocratie » dans la mesure où le système politique du Cameroun s’apparente plus à une démocratie procédurale ; derrière les institutions au fonctionnement a priori démocratique, la réalité de l’exercice du pouvoir est celle d’une dictature qui réprime avec force toute velléité de contestation politique ou sociale.

Le 10 avril 2008, l’Assemblée nationale adopte le projet de loi sur la révision constitutionnelle avec 157 voix pour, 5 contre et 15 non votants. Ce projet adopté est très critiqué21 par les partis politiques de l’opposition puisqu’il permet à Paul Biya de prétendre à un quatrième mandat à la fin de son mandat en 2011.

Le 9 octobre 2011, Paul Biya est réélu à travers des élections présidentielles au premier tour de scrutin et avec 77,99 % des voix. Le 9 décembre 2011, il y a un nouveau gouvernement avec à sa tête le premier ministre Philémon Yang, qui se succède à lui-même. Le 4 janvier 2019, Joseph Dion Ngute est nommé Premier ministre.

Sur tout le territoire, les chefs traditionnels conservent un réel pouvoir et sont consultés par les autorités centrales. Outre les codes juridiques modernes émanant des législations internationales, la réglementation juridique s’appuie sur le droit coutumier qui permet aux Camerounais de maintenir leurs cultures originelles. Il n’est pas rare que les fils des dynasties royales, des lamibé ou des sultans, exercent des responsabilités ministérielles à Yaoundé.

Le Cameroun est également membre de l’Assemblée parlementaire de la francophonie. L’extrait du projet de loi no 962/PPJL/AN adopté par l’Assemblée nationale et punissant de peine de mort qui ose s’opposer au régime par manifestation de quelque type que ce soit, classe le Cameroun dans un gouvernement de type dictatorial.

Cadre macro économique

  • PIB :                                               
  • PIB par habitant :
  • Taux de croissance
  • Taux d(inflation
  • $38,502 milliards (2018)
  • $1529/habitant (2018)
  • 4.2% (2018)
  • 0.7% (2018)            

Le pays dispose de ressources naturelles agricoles (bananes, cacao, café, coton, miel), forestières, minières (bauxite, fer, cobalt, nickel, manganèse, diamant, marbre) et pétrolières ; les compagnies minières junior de Vancouver ou de Toronto jugent qu’il « sera un pays minier de grande ampleur dans les années à venir ». La population active se répartit en 2010 entre secteurs primaire (19,7 %), industriel (31,4 %) et tertiaire (48,9 %)3. La filière coton a pris de l’ampleur, même si sur le marché mondial, le cours de la livre de la fibre, est en 2015 autour de 0,70 dollar américain, relativement bas comparé au pic des 2 dollars américains la livre qu’il a atteint en 2011. Le pays est à la cinquième place du palmarès des sept premiers producteurs africains de coton au milieu des années 2010.

Pour ce qui est des importations, les principaux partenaires économiques du Cameroun sont la France (19,1 %), la Chine (13,3 %), le Nigeria (12,4 %). Pour les exportations, ce sont l’Espagne (15,1 %), les Pays-Bas (12,8 %), la Chine (9,4 %), l’Italie (9,3 %), la France (6,5 %) et les États-Unis (6,4 %), en 20103. La dette publique constitue 14,3 % du PIB (2009), tandis que la dette extérieure est d’environ 2 929 milliards de dollars américains (estimation 2009).

Le Cameroun devient un pays producteur de pétrole en 1977. Prétendant vouloir faire des réserves pour les temps difficiles, les autorités gèrent les recettes pétrolières « hors budget » dans la plus totale opacité (les fonds sont placés sur des comptes parisiens, suisses et new-yorkais). Plusieurs milliards de dollars sont ainsi détournés au bénéfice de compagnies pétrolières et de responsables du régime. L’influence de la France et de ses 9 000 ressortissants au Cameroun reste considérable. La revue African Affairs note au début des années 1980 qu’ils continuent à dominer presque tous les secteurs clés de l’économie, à peu près comme ils le faisaient avant l’indépendance. Les ressortissants français contrôlent 55 % du secteur moderne de l’économie camerounaise et leur contrôle sur le système bancaire est total.

Soixante-quinze pour cent de la main-d’œuvre urbaine travaille dans le secteur informel et six ménages sur dix tirent au moins une partie de leurs revenus de ce secteur informel. Cette importance du secteur informel a tendance à croître de plus en plus depuis la crise économique. Il permet de remédier partiellement au problème du chômage (20 % de la population en 1995, 30 % en 2003). En 2011, le taux de chômage a dégringolé et est estimé à 13,1 %.

Climat des Affaires

Monnaie :  La monnaie nationale est le Franc CFA (XAF).

  • 1 €= 655,957 XAF
  • 1 $=586,069 XA

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