Burkina Faso

Introduction et démographie :

Le Burkina Faso, littéralement « Pays des hommes intègres », aussi appelé Burkina, est un pays d’Afrique de l’Ouest d’une superficie de 274 500 km². Sans accès à la mer, le pays est entouré du Mali au nord, du Niger à l’est, du Bénin au sud-est, du Togo et du Ghana au sud et de la Côte d’Ivoire au sud-ouest. Burkina se prononce /buʁ.ki.na/ (en alphabet phonétique international). Ses habitants sont les Burkinabès.

La capitale du Burkina Faso se trouvant au centre du pays est Ouagadougou et la monnaie courante le Franc CFA BCEAO.

Comme la plupart des pays d’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso a pour langue officielle le français (réellement compris que par 20% de la population), mais on y parle aussi le mossi, le malinké, le dioula et le peul.

Le Président de la République Burkinabé est Blaise Compaoré depuis octobre 1987. Le régime politique est présidentiel; le président gouverne sans nécessairement avoir l’appui de la branche législative. Le système électoral est du type proportionnel et est généralement associé au multipartisme.

Le Burkina Faso est membre de l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). C’est l’un des 10 pays les moins développés du monde (avec un indice de développement humain de 0,343 en 2012).

Population : 17 812 961 (2013)

Indice de développement humain (IDH): 0,331 en 2011 (181°) et 0,343 en 2012 (183°)

Structure des âges:

population très jeune (17  ans âge médian) avec   un taux de fécondité de 5,93 enfants par femme et un taux de croissance de la population de 3,05%

Villes principales (2012) :

Le Burkina Faso est l’un des pays les plus hétérogènes d’Afrique pour ses nombreuses croyances locales ou importées. Les Burkinabés se partagent entre 3 religions : l’animisme, l’islam et le christianisme. Les proportions donnent à peu près 60 % de musulmans, 15 % d’animistes et 23 % de chrétiens. En vérité, on peut dire que la plupart des Burkinabés, même convertis à une autre religion, continuent à pratiquer un certain nombre de rites animistes (au début des années 1960, deux tiers des Burkinabés étaient animistes). La région où l’animisme est faible est le Nord, la zone comprise au-dessus d’un axe Djibo-Dori (moins de 10 % de pratiquants). C’est aussi la région la plus fortement islamisée (de 80 à 100 %).

  • 60,5 % musulmans
  • 23,2 % chrétiens (19 % de catholiques et 4,2 % de protestants),
  • 15,3 % animistes,
  • 0,6 % autres religions et 0,4 % sans religion

Langue(s): 

  • Français (officiel) 20%,
  • Mooré 53%,
  • Dioula 8.8%,
  • Peul (aussi appelé fulfuldé) 6.6%,
  • Bissa 3%,
  • Lobi 2.7%,
  • Lyelé 2.1%,
  • Mark 1.9%

Etat politique :

Indépendante le 5 août 1960, la Haute Volta a connu plusieurs coups d’Etat dont celui de Thomas Sankara en 1983. Elle devient le Burkina Faso, “pays des Hommes intègres”, en 1984. Le 16 octobre 1987, Blaise Compaoré, ancien compagnon de route de Sankara, prend le pouvoir. Il est élu en 1991 et réélu en 1998 bien que son parti, le Congrès pour la Démocratie et le Progrès (CDP), ne dispose que d’une courte majorité.

Lors des élections présidentielles en novembre 2005, le président sortant Blaise Compaoré est à nouveau réélu avec 80,3 % des voix dès le premier tour, lui donnant une légitimité politique dont il ne disposait pas jusqu’alors.

Le premier tour de l’élection présidentielle a eu lieu le 21 novembre 2010. La campagne électorale et le vote se sont déroulés, selon les différentes missions d’observation, dans un climat apaisé et dans de bonnes conditions. Blaise Compaoré a été réélu à la Présidence de la République, avec 80% des voix. Les principaux candidats de l’opposition, Arba Diallo et Bénéwendé Sankara, ont recueilli respectivement 8,21% et 6,34 % des suffrages.

A la mi-février 2011, le Burkina Faso a été confronté à de nombreuses manifestations (suite notamment au décès d’un collégien à Koudougou) et à des mutineries militaires (notamment Ouagadougou à la mi-avril et à Bobo Dioulasso début juin) qui se sont traduites par des violences, des pillages et des attaques contre des symboles du pouvoir. Le Président Compaoré a entamé en mars 2011 des consultations avec les forces vives du pays. Il a procédé au remplacement de certains responsables militaires et a nommé le 21 avril 2011 un nouveau gouvernement dirigé par Luc-Adolphe Tiao, qui a annoncé des mesures d’urgence budgétaires et fiscales.

Les premières élections couplées législatives et municipales se sont tenues en décembre 2012. Elles ont confirmé un tassement du parti présidentiel, le CDP, (qui avec 70 sièges sur 127 soit 55,11%, subit un recul mais conserve la majorité parlementaire) et réalise de remarquables résultats au niveau communal, et la percée de l’Union pour le Changement (UPC) devenue la seconde force politique du pays. Le chef de l’UPC, Zéphirin Diabré, qui a créé son parti en 2010 est donc le nouveau chef de l’opposition tandis que l’opposition traditionnelle sankariste, de tendance radicale, subit une forte déconvenue. M. Sougalo Appolinaire Ouattara, député du CDP, a été élu Président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso en remplacement de Roch Marc Christian Kaboré.

Le Premier ministre burkinabé Luc Adolphe TIAO a présenté le en janvier 2013 son troisième gouvernement. Composée de personnalités issues du CDP ou de techniciens reconnus dans leurs domaines de compétence, la nouvelle équipe gouvernementale s’appuie sur la « garde rapprochée du chef de l’Etat »que sont, en premier lieu, les trois Ministres d’Etat.

Ces élections étaient le dernier grand rendez-vous électoral avant 2015, terme normal du dernier mandat du président Compaoré, au pouvoir depuis 1987 et dont la succession hante le débat public dans le pays.

Dans cette perspective, l’Assemblée nationale du Burkina Faso a voté le 21 mai 2013 la création d’un Sénat, et ce malgré le rejet de l’opposition et d’un parti de la majorité, qui soupçonnent une volonté de réviser la Constitution pour permettre au président Blaise Compaoré de se représenter en 2015 (l’article 37 de la Constitution le lui interdit). Suite à ce projet, le président Compaoré fait face depuis l’été 2012 à une montée de la contestation sociale et politique avec pour toile de fond la question de sa réélection en 2015. S’il est resté très flou sur sa volonté de se présenter à nouveau en 2015, il a néanmoins évoqué publiquement l’idée d’un référendum pour modifier l’article 37 de la Constitution. L’opposition burkinabè a alors accusé Blaise Compaoré de préparer un          « coup d’Etat constitutionnel » visant à prolonger son maintien au pouvoir.

Depuis, le Président Compaoré doit également faire face à une crise au sein de son parti et à une reconfiguration inédite de la scène politique. Plusieurs cadres historiques du parti ont annoncé le 6 janvier 2014, dans une lettre ouverte, leur démission du CDP. Parmi les démissionnaires figurent Simon Compaoré, l’ancien maire d’Ouagadougou, et surtout Marc Roch Kaboré, l’ancien président de l’Assemblée nationale. Ils dénoncent le projet de réforme de la constitution, destiné à permettre au président Compaoré de se représenter et bénéficient d’un soutien important parmi les militants et certains chefs traditionnels (400). Ils ont créé un nouveau parti, le MPP, Mouvement du Peuple pour le Progrès.

L’opposition Burkinabé en sort donc reconfigurée, avec deux chefs : M. Zéphirin Diabré (jusqu’à présent principal opposant), et Roch Kaboré (à la tête des démissionnaires du parti du président et président du MPP). Cette nouvelle opposition se montre unie contre le projet de référendum, et contre le maintien de Blaise Compaoré au pouvoir.

Cadre macro économique

  • PIB : 
  •                                               
  • PIB par habitant :
  • Taux de croissance:
  • Taux d’inflation:

  • 12 Mds US$ (FMI, 2013)
  • 96$ milliards US$ (Maroc, 2012)
  • 729 US$ (FMI, 2013)
  • 6 998 US$ (Maroc, 2012)
  • 6.8% (FMI, 2013)
  • 2.9% (Maroc, 2012)
  • 0.395
  • 0.395 (Maroc)

Avec un PNB par tête de l’ordre de 1,5 euros par jour et par habitant, le Burkina Faso reste un pays très pauvre, appartenant à la catégorie des pays les moins avancé (183ème rang sur 187 au dernier classement de l’Indice de développement humain). Son développement se heurte à plusieurs handicaps comme son enclavement, la faiblesse de ses ressources naturelles, l’importance de sa croissance démographique (3,1 % par an), la rudesse de son climat, le faible accès de sa population à l’eau potable, aux soins de santé primaire ou à l’éducation. Globalement, l’économie est très sensible aux aléas climatiques (pluviométrie) et aux chocs exogènes, en particulier les cours du coton et de l’or pour les exportations, le prix du pétrole et des produits alimentaires pour les importations.

L’économie burkinabé est peu diversifiée et reste largement fondée sur le milieu rural (83% de la population vit dans les zones rurales). Le secteur primaire représente le tiers du PIB et d’autres secteurs économiques importants (transports, agro-industries) en dépendent étroitement. L’activité se concentre sur quelques produits (coton, élevage, vivrier), auxquels s’ajoute une production minière en développement (notamment de l’or).

Les performances économiques du pays se situent en moyenne à un niveau plutôt satisfaisant, malgré une conjoncture extérieure difficile et des chocs exogènes sans précédent (inondation, sécheresse, crise ivoirienne). La croissance a atteint un autre palier de croissance du PIB ressortant à 7,5% en moyenne entre 2010 et 2012 contre 5,8% en moyenne la décennie écoulée. Cette progression a été soutenue par l’expansion du secteur minier (doublement de la production d’or à 12,1 tonnes, qui a dépassé le coton comme premier produit d’exportation) et la dynamique du secteur des télécommunications.

L’inflation a été réduite (2% en 2012 contre 10,7% en 2008) en lien avec la baisse des prix alimentaires et pétroliers. L’amélioration des termes de l’échange, l’accroissement des exportations d’or et de coton, de même que la réduction des importations de pétrole se sont traduits par une réduction significative du déficit du compte courant en 2009. La croissance économique du Burkina Faso est l’une des plus fortes de la zone UEMOA qui a enregistré une croissance moyenne de 3,7% au cours de la période 2010-2012.

Le pays ne peut toutefois se passer de l’aide extérieure pour le financement de ses dépenses courantes comme de ses projets d’investissement. Le Burkina Faso est le 1er pays à avoir élaboré un document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP 2000), sur laquelle les donateurs ont progressivement aligné leurs appuis. L’Appui budgétaire général (ABG) tend à représenter une part croissante de l’APD totale.

La conduite de la politique macroéconomique s’inscrit dans le cadre d’un accord conclu avec le FMI au titre de la Facilité pour la réduction de la pauvreté et la croissance (FRPC), approuvée en avril 2007. Les efforts du gouvernement dans la mise en œuvre des réformes structurelles sont soulignés par les partenaires au développement (gestion des finances publiques, mobilisation des recettes fiscales, augmentation de la productivité du secteur coton, amélioration du climat des affaires).

Le secteur bancaire a connu une forte expansion durant les six dernières années. Le nombre d’établissements est passé de 8 en 2005 à 13 en 2012 et leurs bilans ont augmenté de 130%. Trois d’entre eux détiennent près de 50% du système bancaire. Les dépôts du secteur privé ont quadruplé. Le montant des prêts non productifs reste faible. En plus, la gestion saine et les faiblesses du marché du crédit ont placé les banques dans une situation de liquidité confortable.

Liste des banques présentes au Burkina Faso

  • Bank of Africa Burkina Faso
  • Banque internationale du Burkina– BNP Paris Bas partenariat
  • Banque Internationale du commerce et d’industrie du Burkina (Bicia-B)
  • EcoBank
  • Societe generale des banques du Burkina– BNP Paris Bas partenariat
  • Banque de l’Habitat du Burkina Faso
  • Banque régionale de solidarité Burkina Faso (Groupe BRS-SA)
  • Banque Atlantique du Burkina Faso (Actionnaire : Banque Centrale Populaire)
  • Banque Sahélo Sahelienne pour l’Investissement et le Commerce
  • Banque Agricole et Commerciale du Burkina (Groupe Ecobank)
  • Coris Bank International–Citigroup bank partenariat
  • Banque Commerciale du Burkina

Les finances publiques : Le budget burkinabé pour 2014 prévoit, par rapport à 2013, une progression des recettes de 14.4% consécutivement en relation avec l’effet de la réforme fiscale de 2010 ainsi qu’avec la hausse des rentrées émanant du secteur minier due à l’expiration de la période d’allégements fiscaux accordée à certaines sociétés. Par ailleurs, le budget prévoit également une hausse des dépenses de 10.8% notamment d’investissement. Ainsi, le déficit budgétaire pour 2014 diminuerait  (-3% du PIB en 2013 au lieu de -1.2% en 2014).


La dette publique totale du Burkina Faso a été estimée à 1734 milliards de Franc CFA en 2013 dont 1296 milliards au titre de la dette extérieure contre 1642 milliards un an auparavant.

Doing Business

Monnaie :  La monnaie nationale est le Franc CFA(XOF)

  •      1 EUR = 655.957 XOF

Accès au financement :

Indicateur Doing Business :

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