Afrique du Sud

Introduction et démographie : (populationsdumonde.com)

L’Afrique du Sud, en forme longue la république d’Afrique du Sud, est un pays situé à l’extrémité australe du continent africain. Sa capitale administrative est Pretoria. Il est frontalier à l’ouest-nord-ouest avec la Namibie, au nord et au nord-nord-est avec le Botswana, au nord-est avec le Zimbabwe, et à l’est-nord-est avec le Mozambique et l’Eswatini. Le Lesotho est pour sa part un État enclavé dans le territoire sud-africain.

L’Afrique du Sud compte 54 millions d’habitants à la moitié de l’année 20143 répartis en 80,2 % de Noirs, 8,8 % de Coloureds, 8,4 % de Blancs et 2,5 % d’asiatiques (sous-continent indien)3. Nation aux phénotypes très variés, l’Afrique du Sud est ainsi en Afrique le pays présentant la plus grande portion de populations dites coloureds, blanches et indiennes. Elle est souvent appelée « nation arc-en-ciel », notion inventée par l’archevêque Desmond Tutu pour désigner la diversité de la nation sud-africaine et qui a remplacé le concept de société plurale employé précédemment par les théoriciens de l’apartheid (1948-1991).

L’égalité des revenus entre les différents groupes de populations n’a pas progressé depuis la fin de l’apartheid et l’Afrique du Sud connaît un taux d’inégalité parmi les plus élevés au monde4. C’est toutefois une puissance de référence pour le continent africain4 avec l’une des économies les plus développées du continent et des infrastructures modernes couvrant tout le pays. C’est la deuxième puissance économique d’Afrique derrière le Nigeria5,6. Le pays se caractérise aussi par une importante population de souche européenne (Afrikaners, Anglo-sud-africains) et par d’importantes richesses minières (or, diamant, charbon, etc.) qui en ont fait un allié indispensable des pays occidentaux durant la guerre froide.

La dénomination « république d’Afrique du Sud »N 1 a succédé à celle d’« union d’Afrique du Sud » le 31 mai 1961, lorsque le pays a cessé d’être une monarchie pour devenir une république.

Population: 56 720 000 (Banque Mondiale, 2017)

InIndice de développement humain (IDH 2017): 0.705

Structure des âges:

population jeune (26 ans âge médian) avec un taux de fécondité de  2,46 enfants parfemme en 2016 et un taux de croissance de la population de 1,2 % (2017)

Villes principales (2007) :

Population urbaine : 66,36% du total de la population (2018)

Taux d’urbanisation: 2,12% annuel (2018)

Langue(s): 

En Afrique du Sud environ 80 % de la population suit la religion chrétienne. La plupart des chrétiens sont des protestants. Il y a un certain nombre d’Églises chrétiennes sud-africaines. Il y a aussi environ 1,5 % de musulmans (souvent des Indiens ou originaires d’Indonésie), 1 % d’hindous et 0,2 % de juifs. Le pays compte aussi de petites communautés bouddhistes, des zoroastriens et des baha’is, et diverses sectes. Les trois quarts des Sud-Africains se déclarent chrétiens, 15 % sans religion.

Il n’y a pas de langue maternelle majoritairement dominante en Afrique du Sud.

En 1910, le néerlandais était, avec l’anglais, l’une des deux langues officielles reconnues par les nouvelles institutions de l’union de l’Afrique du Sud. En mai 1925, l’afrikaans a été promu au rang de langue officielle à la place du néerlandais (Union Act No 8 of 1925).

Depuis 1994, onze langues officielles (anglais, afrikaans, zoulou, xhosa, swati, ndebele, sesotho, sepedi, setswana, xitsonga, tshivenda) sont reconnues par la Constitution sud-africaine Selon l’article 6 de la constitution sud-africaine de 1996, l’État et les provinces doivent aussi faire la promotion des langues parlées par les diverses communautés vivant dans le pays ; les principales sont : l’allemand, le grec, le gujarâtî, l’hindi, le portugais, le tamoul, le télougou, l’ourdou, l’arabe, l’hébreu, le sanskrit. Dans les faits, le zoulou est la langue maternelle la plus pratiquée dans les foyers sud-africains (environ ¼ des habitants)51, suivi par le xhosa (17,6 %). En troisième place arrive l’afrikaans avec 14 % de locuteurs maternels. Mais comme elle est employée en seconde langue par plus de 30 % des citoyens sud-africains, l’afrikaans est indirectement la deuxième langue la plus parlée du pays.

Cependant elle souffre de la concurrence de l’anglais, qui paraît plus utile et reste la langue des affaires et de la communication.

D’une manière générale, l’anglais progresse dans tous les milieux et particulièrement chez les jeunes éduqués, dont beaucoup exigent de suivre un enseignement supérieur dans cette langue, et fait ainsi figure de langue véhiculaire. Si l’anglais est la première des secondes langues et que 85 % de la population du pays la parle (dont plus de 90 % chez les blancs) ou en a des notions, elle n’est réellement la langue maternelle que d’un peu moins de 5 millions des citoyens de l’Afrique du Sud. Elle reste de plus incomprise dans des zones rurales ou bien chez des personnes âgées et des membres de tribus locales assez isolées.

Taux d’alphabétisation

Etat politique :

Le régime est parlementaire depuis le South Africa Act en 1910 et le suffrage universel en vigueur depuis 1994. La constitution sud-africaine, la cinquième de l’État sud-africain, fut promulguée par le Président Nelson Mandela le 10 décembre 1996 et est entrée en vigueur le 4 février 1997.

Les fonctions de chef du gouvernement et de chef d’État se confondent sous le titre de président de la république d’Afrique du Sud. Ce dernier est élu par le parlement.

Le parlement d’Afrique du Sud est composé de deux chambres : une chambre basse, l’assemblée nationale et une chambre haute, le conseil national des provinces (en anglais : National Council of Provinces, NCoP). Les 400 membres de l’assemblée nationale sont élus par scrutin proportionnel de liste. Le NCoP, qui a remplacé le Sénat en 1997, est composé de 90 membres représentant les neuf provinces.

Chaque province est dotée d’une législature provinciale monocamérale, et d’un conseil exécutif présidé par un premier ministre (premier en anglais et en afrikaans). Les provinces sont moins autonomes que celles, par exemple, du Canada ou que les États aux États-Unis. Il s’agit alors d’un système fédéral modéré. L’État compte 11 langues officielles qui, en pratique, sont traitées différemment, l’afrikaans perdant du terrain devant l’anglais favorisé par l’ANC.

Enfin, le système judiciaire sud-africain est hybride en ce sens qu’il se fonde sur le système du common law s’agissant des activités administratives, alors que le droit privé est essentiellement imprégné par la tradition romano-germanique. L’organisation judiciaire est divisée, à l’image du modèle anglo-saxon, entre cours locales, Magistrates’ Courts, hautes-cours provinciales d’appel et une Cour suprême d’appel lorsque des causes non constitutionnelles sont en jeu. Le système judiciaire sud-africain est chapeauté par une Cour constitutionnelle, instance suprême du pays chargée d’exercer un contrôle de la constitutionnalité des actes du parlement et du gouvernement et de toute autre cause si l’intérêt de la justice le commande. La Cour constitutionnelle, de type Cour suprême mixte, siège à Constitution Hill, Braamfontein, Johannesburg.

Cadre macro économique

  • PIB :                                               
  • PIB par habitant :
  • Taux de croissance
  • Taux d(inflation
  • 349,4  milliards US$ (2017)
  • 6160,13 $/hab. (2017)
  • 1,3% (2017)
  • 0,3% (2019

Longtemps première puissance économique du continent, le produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique du Sud est, depuis 2014, classé derrière celui du Nigeria à la suite d’un changement de calcul statistique bien que ce pays demeure largement derrière l’Afrique du Sud pour ce qui est du développement ou du PIB par habitant4.

Pays capitaliste favorable à l’économie de marché, l’Afrique du Sud a opté pour un libéralisme économique tempéré par une forte implication de l’État afin de réguler l’économie, de modifier la répartition inégalitaire des richesses et d’assurer une meilleure protection des catégories sociales historiquement et économiquement les plus défavorisés. L’Afrique du Sud représente un quart du PIB africain avec un taux de croissance moyen de 5 % par an. Son réseau de transports, ses installations énergétiques (avec la seule centrale nucléaire du continent à Koeberg), en ont fait un pays quasi développé. Le pays bénéficie d’un sous-sol riche en matières premières comme l’or, dont il est l’un des principaux producteurs mondiaux, du platine et des métaux précieux, et surtout d’immenses réserves de charbon, première production minière du pays en 2016 En outre, les multinationales sud-africaines sont prospères et compétitives sur les marchés internationaux. Ainsi, sur les 100 plus grandes entreprises africaines, 61 sont sud-africaines.

Doing Business

Monnaie :  La monnaie nationale est le Rand sud-africain ZAR

  • 1 EUR = 17,6911 ZAR
  • 1 USD = 15,6705 ZAR

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