Gontran Mabetomoka aux jeunes startupers : ‘‘ L’avenir est aux entrepreneurs ambitieux…Alors, allons-y les gars’’.

Pierre Corneille, fait dire à Rodrigue, dans Le Cid :

«Je suis jeune, il est vrai; mais aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années».

Apparemment, cet adage convient à un profil comme celui de Gontran Mabetomoka, un jeune entrepreneur qui, en quelques années seulement, a réussi d’accumuler plusieurs expériences professionnelles dans le domaine des startups, l’innovation, la créativité et la recherche. Un domaine où il s’est parfaitement trouvé pour développer ses compétences.

Entretien avec un passionné de l’entreprenariat digital au parcours d’exception.

Bruidges Builder :  Dans un premier lieu, peut-on avoir une idée sur Gontran Mabetomoka ?

Gontran Mabetomoka  : J’ai 30 ans. J’ai une solide formation scientifique en mathématiques appliquées (licence/master) de l’université Paris Descartes. Je suis entrepreneur, advisor, mentor et investisseur pour les startups, accélérateurs et incubateurs.

En tant que startuper, aujourd’hui au parcours bien fourni, comment ont été les débuts ?

Le début de mon parcours d’entrepreneur a été si passionnant pour deux raisons : – Le sentiment de lancer un projet qui peut vraiment changer le monde. Et un grand dévouement pour stimuler les gens à rejoindre l’entreprise.

Listen! illustre toutefois le succès d’une startup française. Dans quelle mesure cette expérience vous-a-t-elle permise de se lancer dans d’autres aventures ?

A mon avis, il s’agit de rencontrer des personnes pertinentes lorsque nous avons brisé certaines barrières du parcours d’un entrepreneur et il y a trois choses complémentaires et constantes qui créent des opportunités pour lancer d’autres entreprises, à savoir l’ambition, le travail acharné et la passion.

Apparemment, c’est avec le même esprit que vous avez lancé l’incubateur Faster Capital ? Peut-on savoir aussi pourquoi il est basé à Dubaï ?

Je suis Venture Partner chez FasterCapital pour la France. FasterCapital est une structure émirati à la fois un fonds de capital-risque technologique et un incubateur. FasterCapital est basé à Dubaï car ses limited partners et ses fondateurs sont des émiratis.

Vous êtes également membre de Jury à la Commission Européenne. Quels sont les critères pour lesquels vous optez pour la sélection de telle ou telle startup ?

J’ai été sélectionné pour faire partie du jury pour EUvsVirus (une initiative européenne de la Commission européenne qui a proposé des projets technologiques pour faire face à la pandémie de Covid-19). Mes principaux critères sont les suivants :

  • Une équipe solide et complémentaire.
  • Une solution disruptive qui résout une partie importante de l’épidémie de Covid-19.
  • Une solution qui pourrait faire partie d’un grand marché en croissance .

Par rapport au contexte actuel marqué par une crise sanitaire qui a fortement malmené l’économie mondiale, comment se dessinent-elles les levées de fonds ?

Nous vivons une période difficile avec une crise économique profonde et il y aura certainement une contraction générale du marché du financement en capital risque pour au moins 1 an parce que les VCs -Venture Capital- dépendent fortement des contraintes de leurs LPs qui sont soit des grands groupes, compagnies d’assurance et institutionnels donc dépendant des marchés côtés.

Ils seront plus précis et plus restrictifs sur leur argent (concentration sur leur portefeuille d’actifs, réinvestissement sécurisé) et enfin la valorisation des startups sera réajustée à des intervalles cohérents à leur chiffres d’affaires.

Par rapport au même contexte, comment voyez-vous l’avenir des startups ?

Pour les start-ups, il existe plusieurs opportunités car, n’étant pas en bourse, elles sont plus agiles pour innover ou améliorer/changer plus facilement leurs modèles économiques d’entreprise. Simplement, l’avenir est aux entrepreneurs ambitieux. Après toute crise, il y a eu les grandes entreprises comme Twitter, Uber etc…Alors, allons-y les gars.

Avez-vous des ambitions ou des stratégies d’investissement en Afrique ? Si oui, quels sont les pays qui vous intéressent le plus et quelles sont les startups africaines avec qui vous comptez nouer des partenariats ?

Oui. J’ai des ambitions en Afrique, surtout dans le domaine de la technologie. La Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud, la RDC et le Maroc sont des pays qui m’intéresse pour développer des projets d’investissement dans plusieurs secteurs de la tech.    

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